08.04.2008
Être ou ne pas être, là est la question
Tekitoi ? tufékoitoi ? tuviendoutoi ? Aaaaahhhh !!!! Éternel dilemme que de se présenter soi même ! Comment s’en sortir sans passer pour une égocentrique narcissique, ou au contraire pour une écervelée fumiste, incapable de se prendre en main et de se vendre dans un monde où la forme prime sur le fond ? - «Mais comment veux tu t’en sortir ma pauv’ fille si t’es pas cap de parler de toi ?»… Alors voyons… Faire un cvbioflashéclair ? Pouah ! Quel besoin de mettre en lumière son passé pour avoir le droit d’exister aujourd’hui ? La qualité d’une oeuvre ne dépendrait-t-elle que du parcours de l’artiste qui l’a créée ? Le présent n’est-il pas plus important que le passé ou l’avenir ? - «Bah ! seuls les incompétents se justifieraient de la sorte ! Lorsqu’un artiste possède un brillant parcours, illuminé d’illustres rencontres et collaborations, il n’hésite pas une seconde à faire reluire ses médailles !» Alors quoi ? Se montrer original ? J’ignorais que le clonage humain était monnaie courante ! Vouloir être original serait chercher à se mentir à soi même, puisque nous sommes tous par définition ORIGINAUX ! Pourquoi à tout prix se présenter ? C’est quoi cette barbarie ? - «Pour que les petits courageux qui auront été à bout de tes pérégrinations ne soient pas déçus. Car après tout, s’ils ont pris la peine de lire tout ça, c’est p’t’être qu’ils ont envie de te connaître... un peu.» Bon d’accord ! Alors voilà : - je joue du piano parce qu’à l’âge de 9 ans j’ai été tellement fascinée par cet instrument que je n’osais pas le toucher de peur de le salir de mon ignorance; - je chante parce que du plus loin qu'il me revienne, mon jeu préféré était de prendre le manche de ma corde à sauter pour en faire un micro; - je fais de la scène parce qu’à l’âge de 6 ans, je suis allée voir Chantal Goya, et j’ai rêvé être un jour à la place des enfants sur scène; - je fais de la chanson parce qu’un jour j’ai découvert Jacques BREL, et j’ai pleuré... de joie. Et comme je crois très fort aux rêves d’un enfant, je suis là aujourd’hui… Un conseil petit scarabée : si un jour tu veux grandir, n’oublie jamais tes rêves d’enfant.
18:30 Publié dans Humeurs | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cv dans ta gueule, business
